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Réflexions de voyage...

Voyager c'est laisser ses repères quotidiens de côté pour s'ouvrir à la différence et partager ses connaissances en ôtant de nous la moindre once de jugement d'autrui que notre société nous a patiemment mais sûrement inocculée... C'est être sensible aux ressemblances qui font de nous une race unique sur terre : la race humaine...

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Pas de problème! Les photos sont disponibles en deux formats 100 x 100 et 700 x 466. Mais elles ont une histoire, par respect pour les personnes photographiées et pour le travail effectué, demandez s'il vous plaît l'autorisation avant de les télécharger en plus cela me permettra de savoir où elles voyagent  

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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 19:57
     

        Ce jour là, j'arrive au stade avec mes élèves. Séance de course de durée. A la fin du cours, après avoir bien travaillé, ils vont se changer. Juste à côté du vestiaire une petite porte est ouverte. Quelques élèves jettent un oeil curieux dans cette "grotte" et s'attardent à l'intérieur. C'est là qu'ils font la connaissance de Bernard...
        Bernard exerce un métier rare: il est le peintre officiel de la ville de Saint André! Nous étions loin, même très loin de nous imaginer que derrière les affiches annonçant les différents événements culturels, sportifs et festifs de la ville il y avait un peintre en chair et en os!! Bernard explique aux enfants les rudiments de la peinture sur toile, le sens dans lequel il faut passer le pinceau, le temps d'attente entre le passage des différentes couches. L'oeuvre prend forme sous les yeux ébahis des marmailles. Nous devons rentrer au collège mais nous avons revu Bernard à chaque fois que nous sommes revenus au stade et j'avoue que j'ai été très sensible à ce personnage , qui en toute simplicité est capable d'apporter son savoir et sa sagesse à des enfants qui ne demandent qu'à être au contact de modèles comme lui. Ma curiosité m'amènera à le rencontrer plus longuement et à avoir envie de faire connaître cet artiste haut en couleurs...
        Mon interrogation est la suivante: comment se fait-il qu'en ces temps où le règne de l'individualisme prévaut de plus en plus dans la société , quelqu'un puisse avoir envie de partager son savoir et le transmettre instinctivement, sans connaître les gens qu'il a en face de lui et sans aucun a priori?
        L'histoire de Bernard et les valeurs qu'il défend expliquent un peu tout ça... C'est qu'il a bourlingué le frère! Il est parti très tôt en métropole pour y "apprendre la vie" dit-il avec philosophie. Bien des étapes se présentèrent face à lui et il n'a pas été toujours facile de les surmonter. La difficulté de la tâche fut amplifiée par le fait qu'il ait tenté cette aventure seul, ne devant compter que sur lui-même. Mais tout ce long chemin professionnel et personnel (10 ans) ne l'aura finalement rendu que plus fort. Et c'est avec un esprit apaisé et plus sûr de ses convictions qu'il revient à la Réunion il y a 25 ans de cela.
        Ses valeurs il les défend becs et ongles: la franchise, le courage, l'honnêteté. La franchise c'est pour lui de pouvoir communiquer les uns avec les autres sans se mentir. Bernard aime l'authenthicité. Le courage c'est d'aller au bout de ses idées, de ses rêves. Et l'honnêteté c'est le respect de la nature, de ses origines et de son histoire. Comme d'autres Réunionnais, Bernard constate le fossé qui est en train de se creuser entre les hauts et les bas. En bas la culture réunionnaise fout le camp constate-t-il, amère. Il se fait une devise de sensibiliser les jeunes sur leur histoire, pour savoir d'où ils viennent, pour connaître d'où ON vient. Cela nous permet de savoir où l'on va dit-il. La société de consommation est impitoyable, elle nivelle les connaissances, elle universalise le savoir. Et elle nous éloigne de la nature.
        Mais Bernard ne croit pas que les hommes n'ont aucun pouvoir sur cette évolution-là. Et c'est pour ça qu'il continue de sensibiliser les jeunes à leur pouvoir de citoyen, notamment en encadrant des ateliers de peinture murales. Son objectif est de faire passer les jeunes du graffiti, lâché à chaud et en réaction, au graff qui est l'expression artistique de ce que les jeunes ont à l'intérieur d'eux même. Conscient qu'il est un modèle pour beaucoup de jeunes, il répond toujours favorablement à leurs sollicitations lorsqu'ils lui demandent de venir  leur apprendre tous les secrets de l'utilisation des bombes le week end. C'est un peu la galère pour s'acheter des bombes de qualité et il est dommage qu'il n'ait pas plus de soutien des autorités locales. Le coût d'une bonne bombe est de deux euros, mais il faudrait les faire venir de métropole en attendant l'ouverture d'une boutique à Etang Salé. Et le budget, ça c'est le plus difficile. Pourtant on se dit qu'avec pas grand chose ces jeunes peuvent construire des montagnes.... Les souffrances que beaucoup d'entre eux portent pourraient facilement se transformer en énergie positive et constructive. Avec le graff on pourrait décorer la ville, mettre de la couleur dans Saint André, "ça aide à être heureux mon pote!" me lance-t-il. Et cela nous aiderait sûrement tous à mieux apprécier notre ville dont l'état des murs laisse souvent à désirer... Imaginez tous les murs de Saint André recouverts de fresques colorées! A méditer...
        Merci Monsieur l'artiste en tous cas pour cet entretien et surtout respect, man!!!


 
Par VV - Publié dans : La Réunion
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 11:08
 
       Cela fait maintenant deux bons mois que j'ai quitté la Bolivie. Et pourtant l'image de cette femme assise dans sa voiture avec son bébé, alors qu'une manifestation d'enseignants pour avoir droit à leur retraite passe ses à côtés, me hante. Avais-je le droit de prendre cette photo? N'ai-je pas volé un moment de sa vie? Prendre une photo comme celle-ci me pose un problème de conscience. Je n'avais jamais pris de cliché comme celui-ci, et pourtant je l'ai bien prise cette photo. Pourquoi? J'ai senti que ce qui se passait sous mes yeux avait une signification, permettait de comprendre un peu mieux la problématique qui régnait dans l'air bolivien à cette période. C'est pour cela que je la diffuse aujourd'hui. Chacun pourra se demander éternellement à quoi pensais cette femme à ce moment là, elle seule le savait...




        Août 2008. Dans moins d'une semaine ont lieu des élections cruciales pour le pays. Le président du pays, Evo MORALES, a cédé à la pression des préfets de régions de l'opposition et organise un "référendum révocatoire". Deux scrutins ont lieu. Le premier décidera du maintien ou non du Président à son poste, le second décidera du sort des préfets de région. C'est un vote de confiance renouvelée...........ou pas.


        Avec Eric nous sommes à Sucre et nous sentons bien que l'ambiance y est totalement différente de celle rencontrée sur l'altiplano. Ici s'affichent non seulement le drapeau bolivien pour les fêtes patriotiques qui se déroulent actuellement, mais également le drapeau de la province du Chuquisaca. Il ne s'agit pas d'une opposition entre indigènes de l'altiplano et colons blancs (cela est en revanche beaucoup plus vrai dans la province de Santa Cruz plus à l'Est). Car Sucre est une ville peuplée en majorité d'indigènes. Mais pourquoi les gens s'opposent-ils alors? Les habitants de Sucre ont l'impression que les habitants des hauts plateaux profitent d'eux. La politique du Président depuis qu'il est arrivé au pouvoir est axée prioritairement vers les campagnes pour palier au déficit d'équipements de base: eau, électricité, routes, éducation, santé. Pendant ce temps là le développement des villes est freiné car il n'y a pas assez de recettes pour financer à la fois le développement des campagnes et celui des villes... A l'image d'une Amérique latine où les avis n'hésitent pas à verser dans l'extrême, la Bolivie est aujourd'hui déchirée entre des gens qui n'avaient rien et auxquels on commencent juste à s'intéresser, et des gens qui aspirent à avoir plus que le minimum vital qu'ils ont déjà. Bien sûr les situations et les avis individuels ne se limitent pas à ces deux seuls "camps"! Cette femme sur la photo, les manifestants qui défilent, chacun possède son propre avis et sa propre analyse. Surfent sur la vague les 5% de la population qui possèdent 80 % des richesses... Ceux-là je ne les croise jamais!

     
        Chacun voit midi à sa porte, mais les corporatismes restent puissants. Hier ce sont deux mineurs qui ont été tués par l'armée lors de manifestations anti-gouvernementales. comment se passeront les élections dimanche prochain? En quittant le pays et en arrivant au Brésil, nous n'espérons qu'une chose avec Eric, c'est que les tensions s'apaisent et que la solidarité entre Boliviens se crée.... J'était ici il y a cinq ans. Aujourd'hui le pays est véritablement en chantier. Les poteaux électriques sont dressés à la hâte, les routes s'asphaltent, il n'y a plus autant d'enfants qui travaillent dans la rue. Ces investissements se font en grande partie grâce à l'argent qui provient de la nationalisation des ressources naturelles (gaz, réserves minières...) jusqu'ici détenues par des investisseurs étrangers. La Bolivie grandit et s'affirme, il y a des crises comme dans toute évolution mais il y a aussi beaucoup d'espoir pour que les gens retrouvent un sourire qui leur va beaucoup mieux que l'angoisse profonde de l'avenir qui règne actuellement...


       Cette femme en parlerait sûrement bien mieux que moi et bien plus longtemps. Mais dans son regard se sentent déjà beaucoup d'émotions qui traversent la Bolivie et ses habitants jour après jour...
Par VV - Publié dans : Bolivie
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 08:07

      


   Salut à tous je laisse un article en espagnol sur le blog pour voir si je peux travailler avec certaines classes lors du prochain voyage, en même temps ça donne l'opportunité aux hispanophones de s'entraîner! ;-)

 

 


       Hola todos. Ahora estoy en bolivia; al Sur del pais en concreto. La provincia de Potosi tiene una riqueza natural increible Que se llama el salar de Uyuni. El tamaño de este desierto de sal es de 12000 km2. Mide 250 km del Sur hacia el Norte y su altura es de 3650 m.s.n.m. Todo es plano y ................... blanco....... Tener gafas de sol y crema de sol es una obligacion!!

      
Para ir al salar tenemos que alquilar un carro 4 x 4 desde la ciudad de Tupiza. Despues de 3 dias de viaje en medio de paisajes halucinantes como volcanes de 6000 m.s.n.m, lagunas coloradas o flamingos andinos, llegamos a una entrada del salar.

 


      


Vimos la llegada del sol por la mañana en la "isla de los


pescadores" que tiene cardones (cactus local) gigantes. La


temperatura era de -10 grados!!! Nuestras narices estaban


congeladas...




 

 


Al lado del salar existe un pueblo que se llama Colchani. Alli vive la gente de la extraccion de la sal. Pero no se puede comer la sal del salar asi! Hay que transformarla:





        Primero hay que cosecharla. Por eso es por lo que vienen los trabajadores con sus bicicletas desde el Pueblo de Colchani. Ellos hacen montones de sal para secarla y luego facilitar la cosecha con un camion. Son condiciones de trabajo muy duras y agotadoras (sal, reverberacion, altura...) para un sueldo bien bajo y miserable...

 




             Segundo el camion trae la sal hacia un horno para calentarla. Durante la calefaccion, esta mezclada con iodo. Esta etapa es indispensable para que se pueda comer la sal sin ningun riesgo de contraer el bocio, una enfermedad terrible que viene cuando falta iodo en la alimentacion. Muchos campesinos que viven en los pueblos alrededor del salar ya tienen esta enfermedad porque comen la sal cruda...





       Al final cargan los camiones con la sal embolsada hacia todo el pais. Asi los Bolivianos pueden usar la sal del salar de Uyuni y no necesitan importarla.

Hasta luego!
Par VV - Publié dans : Bolivie
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 17:45

            
      L'Argentine en hiver vaut le deplacement... Des manifs, du froid, des barbecs, et des couleurs, plein de couleurs. Et puis bien sûr toujours les gens, pleins de gentillesse. Je ne suis plus seul pour ce petit mois de voyage. Eric m 'accompagne vers la Bolivie et puis bientôt le Brésil. On est resté un bon moment sur Buenos Aires le temps de partager des moments de retrouvailles avec les potes rencontrés l 'année dernière. L'occasion aussi de voir des concerts de percussion qui envoient du gros comme "La Bomba Del Tiempo" par exemple. Le nord de L'Argentine préfigure déjà de ce qu'est le sud de la Bolivie. Des montagnes de toutes les couleurs, des cactus, et la population indigène la plus nombreuse du continent : Les Quechuas.



     Image incroyable de ces gens qui courrent à la frontière entre l'Argentine et la Bolivie
pour charger et décharger des sacs de ciment, de farine ou de sucre qui pèsent parfois plus de 60 kg... Cela coûte plus cher de payer le prix du passage du camion que de payer le passage des marchandises à dos .... humain. Des ados, des femmes, des vieux, tous se pressent pour pouvoir gagner les quelques bolivianos quotidiens qui leur permettent de survivre. Et la coca, toujours la coca. En boule, coincée dans le creux de la bouche avec une pierre (bicarbonate de soude...) qui libère la substance active de la feuille. La fatigue se sent moins, et le mal des montagnes ne nous touche pas... Ainsi va la vie en Bolivie en attendant la fête de la Pachamama tout ce mois d'Août, mois d'offrandes à la terre nourricière, celle sans qui rien ne serait possible...


Par VV - Publié dans : Argentine
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /Jan /2008 18:25

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Comme une balle de ping pong contre un mur, je suis arrive a Ushuaia pour aussitot en repartir... Arriver jusqu'a la aura ete un sacree aventure et les derniers jours de trajet m'auront offert les paysages inoubliables de la Patagonie. Il faut s'imaginer des heures et des heures durant un paysage plat et aride ponctue de quelques collines et lacs sales, ou seuls vivent les troupeaux de moutons et de guanacos. Comme la mer, la haute montagne ou le desert, cette nature est aussi belle qu'elle peut se reveler dangeureuse. Se retrouver ici coince en hiver peut vite se transformer en operation de survie tant les temperatures peuvent etre glaciales et les vents violents. Il fait jour jusqu'a 0h00 en ce moment et une bande de lumiere traverse la ligne d'horizon sur une amplitude phenomenale au coucher du soleil. Apres avoir vu le glacier Perito Moreno pres d'El Calafate, je suis donc revenu a Rio Gallagos, ville portuaire, capitale de l'etat de Santa Cruz, pour y prendre un autre bus pour Ushuaia. Les maisons y sont basses, faites de bois, de tole l'ambiance est austere mais les gens sont tres accueillants et simples, ca change de l'usine a touristes qu'est El Calafate. Le lendemain matin, le vent est toujours violent et le bus se cabre sous les coups de boutoir d'eole. Une heure de trajet et me voici au detroit de Magellan. Une fois franchi je me retrouverai sur le terre de feu. Cela me fait tout drole de me trouver la a traverser ces endroitsaux noms evocateurs pour tout marin qui se respecte. C'est vraiment une impression de fin du monde que je ressent en decouvrant les cotes hachees, les herbes jaunes, les bruyeres rouges, les rivieres serpentant au milieu des champs de tourbe. Les quelques maisons disseminees le long de la route sont des estancias, fermes de riches proprietaires qui exploitent la laine, le cuir et la viande. L'un des plus celebres est Benetton....  Il faut passer deux fois la frontiere avec le Chili pour arriver en terre de feu argentine, et donc se soumettre a quatre points de controle. L'attente aux postes frontiere est plus longue que le trajet en lui meme... 
       A 10h0 du soir je decouvre la ville d'Ushuaia, apres avoir franchi un col qui se trouve au milieu de monts enneiges et de lacs aux eaux cristallines. je ne pensais pas que c'etait aussi grand. 40 000 habitants quand meme! la ville s'ouvre sur le canal de Beagle, protegees par une chaine de montagnes et de glaciers au nord, la vue est magnifique, cela me touche beaucoup d'etre arrive jusqu'ici!!! j'ai sejourne dans un batiment qui sert d'hotel les 2 mois de saison touristique et qui fonctionne comme jardin d'enfants le reste de l'annee. Israeliens, Argentins, Colombiens, Espagnols, tous partageons le meme sentiment de bonheur de se trouver ici, nous mangeons ensemble et apprenons a nous connaitre, ce seront unes des dernieres rencontres que je ferais durant ce voyage, il y en eu tant avant!!... Une journee de peche plus tard, je reprendrai le bus pour Buenos Aires et me retrouverai en 2 jours a la capitale du pays. Vous ne verrez pas de photos de la terre de feu puisque je me suis fait voler l'appareil en arrivant ici, il fallait bien que ca m'arrive... je repars donc demain pour la France le coeur et l'esprit rempli de souvenirs, de moments inoubliables avec la satisfaction d'etre arrive a mon but final : Traverser ce merveilleux continent du nord au sud..... J'aurai vu ce que j'aurai vu, meme si j'ai vecu dans des endroits incroyablements divers, il me reste la sensation d'avoir survole le continent. J'espere que j'aurai pu vous donner un petit apercu de ce a quoi ressemble ces terres fantastiques (je n'ai par exemple que tres peu de photos des gens car dans ces cas la on vit le moment present et on ne pense pas a sortir l'appareil), tout en essayant de garder un regard proche du quotidien des habitants, avec toutes les dificultes qu'ils peuvent vivre. Nos pays du nord ont depuis l'epoque de la colonisation exploite lamentablement les richesses de tout un continent et continuent encore a le faire en laissant des millions d'etres humains dans un denouement incroyable. Mais meme dans ces situations parfois dramatiques, vous pouvez croiser un sourrire, de la chaleur humaine, un pas de danse, une note de musique... 
       Tous vos messages reguliers m'ont fait du bien en particulier dans les moments difficiles notamment car evidemment ce n'est pas toujours du bonheur intense, il y a des galeres aussi. A tous ceux qui auront pris le temps de me lire, de m'ecrire, de penser a moi, merci donnez moi des news car souvent vous oubliez de me dire ce qui se passe pour vous et ca me manque. J'ai pas ete toujours au top pour vous repondre, ce sont les aleas du voyage, veuillez m'en excuser j'aurais plus de temps une fois de retour a la Reunion!
J'vous kiss j'vous love
A tantot les potos!!


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Par VV - Publié dans : Argentine
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 20:09

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        6968m ................. il est plante la comme si quelqu'un l'avait pose et il en jette. Le glacier qui se trouve sur la droite sous le sommet mesure 300m de haut, rien que ca. Superbes lumieres, ciel bleu petant, cette montagne attire et fait peur.... Aconcagua merci encore et a la prochaine.... 
       Les Argentins sont un peuple formidable, mais eux aussi ils en chient, ils ont perdu enormement depuis la crise economique de 2002 fomentee par des politiques vereux. Ils souffrent, la vie est chere pour eux, et pourtant ils voyagent, en tente, a velo s'il le faut mais ils ne se laissent pas abattre. 8 quartiers de Buenos Aires sont aujourd'hui sans eau et san electricite. Qui aurait pu imaginer cela avant 2002? Carlos, retraite qui a travaille 40 ans dans la coiffure me dit "et moi tu vois j'ai travaille pour quoi? 500 pesos par mois pour ma retraite apres m'etre donne comme un damne pour mon pays, regarde ce qu'ils en font... Ils ont tout vendu, plus de trains, l'electricite, l'eau, meme les terres de nos ancetres se sont vendues a des etrangers pour une bouchee de pain (en Patagonie notamment), ils s'en foutent de nous...." Apres la crise, certains ouvriers ont decide de reouvrir des usines desquelles ils avaient ete licencies en s'organisant en associations. Apres 3 ans de fonctionnement cela commence a porter ses fruits. Ils n'attendent plus rien du gouvernement. Tous corrompus qu'ils disent..... Mais en ce moment c'est les vaconces, on se baigne a la piscine, dans les rios, on se tape des asados en veux-tu en voila, aujourd'hui on a ce qu'il faut, c'est pas qu'on oublie que c'est difficile mais......... on verra demain...
       Ici Mendoza, il fait chaud, tres chaud, 40 exactement, ma route se poursuis vers le sud, je suis fatigue, mais j'ai un ou deux trucs a voir....
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Par VV - Publié dans : Argentine
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 01:20

 

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       Apres avoir passe les fetes de Noel il devenait primordial de se mettre "au vert"... Destination San Antonio de los Cobres au coeur de l'altiplano andin. 5 heures de bus en remontant une vallee entouree de montagnes aux couleurs arc-en-ciel. Le vert, le gris, le rouge, le rose ou le jaune se cotoient sans se faire injure et les cactus aux branches cinquantenaires donnent au paysage un ton surrealiste. Passe un col a 4500m d'altitude, le village apparait. On ne le distingue que tres tard tant il se fond dans le paysage aride de la Puna. Ses maisons en adobe, le vent froid qui balaie ses rues, les mont enneiges qui l'encerclent lui donnent une atmosphere austere et froide... ici les habitants travaillent en majorite dans les mines avoisinnantes qui exploitent le cuivre, le borax (isolant) et bien d'autres minerais. C'est un travail dur et bien peu paye en comparaison des difficiles conditions de vie qu'il engendre. La vie se passe surtout a l'interieur des maisons, je n'imagine meme pas ce que cela doit etre en hiver... Je comptait aller vers le sud jusqu'au village de Cachi. A cette periode, il est rare de trouver un transport, il me faudra revenir a Salta par le meme chemin. Je rencontre le soir deux motards, un Italien et un Espagnol qui descendent jusqu'a Ushuaia. Ils me parlent d'un petit village plus au nord blotti au fond d'un canyon au milieu de montagne impressionnantes. Ils me deccidant, je remonte vers le nord et me rapproche de la frontiere bolivienne... Vamos a Iruya...
       Arrive a Humahuaca, je dois passer la nuit sur place, il n'y a plus de bus aujourd'hui. Bien m'en prend puisque je rencontre un couple d'Argentins, Oscar et Vanessa, qui se rendent egalement a Iruya le lendemain. Nous passons la soiree a se regaler des paroles d'un trio basse, guitare, quena (la flute andine) dans une peña (concert) sur les hauteurs de la ville... 7h30 le mate brulant me rechauffe le corps a l'heure de monter dans le bus, c'est parti! Veronica vient de Buenos Aires, elle est "Porteña" (habitante de Buenos Aires) comme la majorite des Argentins qui viennent passer leurs vacances dans le coin. Elle me parle de San Isidro, village encore plus petit que celui d'Iruya a 3h00 de marche. La bas, pas d'electricite, peu de touristes, ca commence vraiment a me plaire!
       La route est une fois de plus fantastique, elle serpente en longeant d'abruptes precipices et devoile a chaque virage des paysages plus magiques les uns que les autres, les petits villages en contrebas de l'autre cote du canyon ne sont accessibles qu'apres de longues heures de marche. Les enclos pour les betes sont places tres haut dans la montagne, et dire que tout ca s'est construit il y bien longtemps a la force des mollets et grace aux lamas et mules qui eux seuls peuvent porter de lourdes charges. L'empire inca avait assis sa domination dans les Andes jusqu'ici. Il en resulte que les habitants durent payer des impots et travailler a la construction des routes qui reliaient l'empire du nord de l'Equateur jusqu'a la region de Mendoza ici en Argentine. Mais les populations d'ici ont souffert de cet imperialisme quechua et les Aymaras ont perdu une bonne part de leur culture dans l'histoire... Si l'ont ajoute ensuite l'arrivee des Espagnols, on ressent une grande admiration pour ces peuples indigenes (Ne jamais dire "Indien"! C'est tres perjoratif) qui ont du lutter durement pour survivre a toutes ces periodes de domination. L'agriculture, l'irigation, la fabrication de textiles, la cuisine, les chants et la musique, tout nous transporte a une epoque bien lointaine qui a survecu grace a une vision du monde bien differente de la notre. Pour les Incas, le dieu de l'univers Viracocha a donne naissance a Inti (le soleil ) nourrit Pachamama (la terre). Inti etait la force la plus veneree de l'empire (a Cuzco au Perou en particulier). Mais ici, c'est la Pachamama qui est le centre de toutes les attentions. Une fete lui est meme dediee tous les ans a San Antonio au mois d'Aout, tous les villages de la region s'y rendent. Dans cette vision du monde, nous (les humains) ne somnmes qu'une partie en interdependance complete avec la pachamama... Allez je ne vais pas vous dire que tout le monde vit uniquement sur ce mode de vie la! Bien des gens ont cede aux sirenes du consumerisme, certains ne cultivent plus et gagnent leur vie du tourisme, d'autres sont venus s'installer a Iruya par exemple et le petit village s'agrandit chaque annee a coup d'aides gouvernementales distribuees par des politiciens corrompus. C'est du clientelisme c'est pas nouveau et ca existe dans bien d'autres endroits ailleurs, a la Reunion on est bien servi sur ce plan la... Les jeunes se balladent en jeans baskets dernier cri aux cotes des anciens vetus de la tenue traditionnelle, choc des generations quand tu nous tient... Et l'avis d'Alcira, notre logeuse qui en a vu des vertes et des pas mures,  nous eclaire sur les jalousies qui peuvent exister entre les gens du village, emtre ceux qui ont recu les aides et ceux qui ne les ont jamais demandees, fierte oblige... Tout n'est pas toujours rose au pays d'Esteban et Zia...
       Pour rencontrer une culture encore moins polluee par la consommation, nous nous rendons au village de San Isidro le 1er Janvier... BONNE ANNEE 2008!!!!!!!! Elle commence plutot bien... Les condors jouent avec les ascendances le long d'a pics vertigineux, le soleil est au rendez vous, cela nous permettra de traverser la riviere sans avoir peur d'une eventuelle crue qui nous aurait empeche de nous rendre la bas, et effectivement la randonnee est magnifique meme si la chaleur est tres forte. Apres trois heures de marche nous debarquons  au village qui se partage de part et d'autre de la riviere. Apres un repos bien merite, des chants etranges attirent mes oreilles, c'est une copla de l'autre cote de la riviere. Ma curiosite m'emmenera jusqu'a la case d'ou resonnent les chants... C'est une maison familiale. Tous les habitants sont invites mais attention c'est une fete catholique ici. Les evangelistes c'est de l'autre cote et eux ils boivent pas... Alors qu'ici le vin en brique et la chicha coulent a flot, et on danse sans discontinuer. Quatre tambours donnent le ryhme au centre d'un cercle autour duquel le participants repetent les paroles des percussionnistes en se tenant par la main. Les chants sont en espagnol et parlent de vin a boire, ca a du commencer depuis un bon moment. Mais le chant est impressionnant, un de ceux qui vous emmenent dans un forme de transe collective, le moment est magique... Avec tete et Nicolas nous rentront au village pour deguster un Guiso qui nous rechauffera le corps et nous donnera des forces pour le retour du lendemain... La nuit etoilee finit de me bercer, seuls le bruit de la riviere en contrebas et des insectes autochtones "troubleront" une nuit bien reposante...
Je suis en route maintenant pour Mendoza et la region de la chaine de l'Aconcagua, plus haut sommet d'Amerique du Sud. Je vous souhaite a tous une excellente annee 2008 pleine de reussites, d'amour, de projets qui se realisent et vous remercie du fond du coeur pour tous vos voeux, a tres bientot les potos et noubliez pas, 2008 sera l'annee du zourite...

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Par VV - Publié dans : Argentine
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Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /Déc /2007 01:13

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       Bon ben j'ai triche. Je voulais pas............... je tenais a tout faire par voie terrestre......... mais pour plusieurs raisons je ne suis pas reste au Bresil et j'ai donc pris un avion de belem jusqu'a Curitiba qui se trouve a peu pres a la meme latitude que les chutes d'Iguazu. 12 heures de bus plus tard, j'y etais, et j'ai vu une chose que je suis bien content d'avoir vue avant de mourrir... Une merveille. Le rio Iguazu etait plein d'eau le jour ou j'ai visite le site et le spectacle fut grandiose. Des millions de metres cubes d'eau se jettent dans des gorges et des falaises en donnant naissance a des arcs-en-ciel qui se la petent sur des fonds blancs d'ecume, verts de foret et bleus du ciel.. J'en oubliait la foule des grands jours ca me faisait tout drole de retrouver tout d'un coup autant de touristes, je n'en avais pas vu beaucoup depuis la Colombie....
       Et puis m'y voici m'y voila... je suis en Argentine ou je passerai le mois qui me reste a vadrouiller. Mes premieres impressions sont tres variees. Je retrouve un cote hors du temps avec des 2 CV toutes deglinguees par exemple qui cotoient des vieilles italiennes (des voitures!), des charettes a cheval, et une population plus typee europeenne que tout ce que j'ai pu voir jusqu'a present. Il y a actuellement beaucoup de circulation pour les fetes et les bus sont pleins. Les distances sont grandes, je sors de 24 heures de bus depuis Iguazu jusqu'a Salta au nord du pays par exemple. Ici la population est plus metissee, je me rappelle au bon souvenir des saveurs andines que j'avais approchee il y a 5 ans en Bolivie. La ville est tres paisible, et surtout elle est entouree de montagne, situee qu'elle est sur les contreforts de la cordillere. Cela me fait du bien, c'est aussi ce que j'etais venu chercher. Je passerai Noel ici, je peux vous dire que la viande est excellente et que je peux enfin boire du vin digne de ce nom a des prix abordables. Noel devrait bien se passer...
       Je vous souhaite a tous de tres bonnes fetes, du bon foie gras et des bonnes huitres en France, du bon rhum et des bons litchees a la Reunion!

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Par VV - Publié dans : Argentine
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Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /Déc /2007 16:17

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       Tout a coup le bus s´arrete et entame une grande marche arriere... on n´est pas arrive en haut de la cote... Rires dans le bus... Mon voisin m´explique que la compagnie joue les radins et les deux roues motrices ne sont pas suffisantes pour ces routes en laterite specialement pendant la saison des pluies ou pour le meme trajet on peut mettre 24 heures au lieu des 12 actuellement. Il me dit que parfois le bus s´enlise et qu´il faut attendre qu´un tracteur vienne le tracter. On peut attendre trois ou quetre heures selon l´endroit auquel on se trouve.
       Du bas de la cote, le bus reprends son elan. premiere,deuxieme, troisieme, quatrieme....... quatrieme... troisieme... deuxieme........................... premiere.................... premiere..................  premiere.................. STOP!!! Cela ne suffit pas on est encore a 200 metres du sommet plantes comme un chwing gum... Allez tout le monde descend et gravit a pied ce qui reste, le bus ainsi allege arrivera pile poil au sommet, les gens sont habitues...        Arrive a Macapa je me rends avec un Bresilien qui travaille en Guyane dans un petit hotel et je paserai trois jours dans cette ville en sa compagnie, le temps pour moi d´etre initie aux rudiments du bresil : Bouffe au kilo, cures-dents sur les tables, musique omnipresente (Ici c´est la Brega, la musique du Nord qui se danse un peu comme le rock au niveau rythmique et bien different  au niveau des pas, mais beaucoup plus joli a regarder en raison de la beaute des Bresiliennes je dois bien l´avouer...), marques de bieres, concerts tous les soir, et surtout surtout une gentillesse et une simplicite des gens incroyable. Tous ceux que j´ai rencontre sont tres heureux de m´apprendre quelque chose de leur culture et ils ont bien raison tellement c´est riche. La region de l´Amapa (au nord du fleuve) est gouvernee de façon autonome et la protection de l´environnement est au centre des preoccupations lorsqu´il s´agit de construire une route dans la foret par exemple. Les connaissances amerindiennes sur la medecine naturelle, la chasse et la peche, l´orientation dans la foret, la nourriture font partie integrante du quotidien des habitants du fleuve qui sont metisses majoritairement avec les origines amerindiennes et noirs marrones (les esclaves qui avaient fui les plantations de canne ou les mines). Ici les Français et les Portugais se sont mis sur la tronche bien des fois pour tenter de s´approprier les richesses de la region, sans oublier les Anglais. Restent de cette epoque des forts, des eglises et un petit parfum d´Europe, notamment a Belem qui est une ville magnifique. Il faut savoir que les Amerindiens ont toujours refuse de se soumettre a l´esclavage et avaient deserte la cote en majorite a cette periode la. Les Jesuites prirent leur defense (en les convertissant bien sur) dans l´interieur du pays avant de se faire expulser du Bresil par les Portugais... 
Je quittais Macapa a Santa Elena qui se trouve exactement au niveau de l´equateur. Je suis dans l´hemisphere sud... Le bateau traversera l´estuaire de l´Amazone en 24 heures au cours d´un voyage magnique pour le profane que je suis. Nous nous enfonçons au coeur de canaux habites par des Amerindiens qui a notre passage esperent recuperer un sac de vetements jete par un des pasagers. Les couleurs oscillent du vert au cacao en passant par les rayons rougeoyants du soleil couchant et le gris brumeux des averses qui s´approchent. Les maisons sur pilotis semblent etre hors du temps, les petits bateaux et la mangrove se font secouer comme des pruniers sous la pression des vagues creees par notre passage, les dauphins roses batifolent tout comme les toucans, et toutes ces scenes se deroulent vues du pont arriere au rythme du balancement langoureux du hamac... 
L´arrivee a Belem au petit jour me fait decouvrir une ville a l´architecture coloniale encore bien vivace et qui fait partie de la vie des gens, pas comme a Carthagene par exemple ou la ville coloniale est purement touristique. En ce moment c´est Noel qui approche et comme partout dans le monde le commerce est roi, les vendeurs se demenent dans la rue, la police essaie de faire le menage, les sonos crachent leurs promotions, les cocos fraichement consommees jonchent les trottoirs, et indifferent a tout cela, le marche de Ver-o-Peso, superbe et tres bien ordonne, distribue ses poissons, legumes, fruits, lotions medicinales et repas varies a la populace... Bienvenue dans l´hemisphere Sud, Brasil e muito gostoso....


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Par VV - Publié dans : Bresil
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 22:02
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     Je n'ai forcément pas le même regard sur la Guyane que sur les autres pays que j'ai traversés. Arriver ici m'aura surtout permis de me poser et de profiter de mes amis Franck et Fanny qui m'ont donné un autre regard que celui du simple voyageur de passage. J'ai vu seulement deux côtés du pays. D'un côté, Kourou plus connue pour sa base spatiale mais qui m'a surtout marquée mar son métissage de gens et de langues. Ici vivent des Amérindiens venus de la forêt, des Surinamais (la grande majorité est venue en Guyane lors de la guerre civile qui eu lieu dans le pays), des créoles, des métros, des Brésiliens, et une mosaïque de peuples mutiple (Saramakas, Monghs, Latinos Américains etc...). L'ambiance est très cool et les gens hyper sympas. J'en ai profité pour aller à la fête de Kourou et bien sûr participer à l'élection de Miss Kourou (...), mais aussi me recharger en livres, cartes, guides ou encore médicaments... J'ai même pu m'entraîner au handball (j'étais en manque à fond!!) avec le club de la ville dont le gymnase a été inauguré a l'occasion d'une rencontre avec.... la JSB mon club de Saint benoît!!!... Le monde est petit...
       D'aller à Apatou voir Fanny est un peu plus compliqué, il faut prendre une pirogue et naviguer 2 heures sur le fleuve Maroni avant d'arriver au bar du port et enfin pouvoir apprécier une Parbo bien fraîche avec super Fanny que je n'avais pas croisée depuis 5 ans... C'est la vie au bord du fleuve qui marque là bas, le ballet incessant des pirogues qui se rendent dans les villages, la brume du matin sur la forêt qui s'éveille, le reflet du coucher de soleil sur l'eau, les papillons qui s'amusent, , le reggae, les enfants qui font leur toilette juste avant d'aller à l'école, les mamas qui préparent le Couac (préparation de Manioc), les mecs qui bossent dur toute la journée, le poids des traditions (il coexiste un maire officiel et un capitaine de village par exemple) confronté à notre culture occidentale.... 
       Plus que de longs discours je vous laisse quelques photos qui retranscrivent partiellement l'ambiance de ces deux lieux qui m'auront enchantés et m'auront donné envie d'en découvrir d'autres.........la prochaine fois!!! Je me dirige maintenant vers le Brésil et l'embouchure de l'Amazone, le plus grand fleuve du monde...

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Par VV - Publié dans : Guyane
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