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Réflexions de voyage...

Voyager c'est laisser ses repères quotidiens de côté pour s'ouvrir à la différence et partager ses connaissances en ôtant de nous la moindre once de jugement d'autrui que notre société nous a patiemment mais sûrement inocculée... C'est être sensible aux ressemblances qui font de nous une race unique sur terre : la race humaine...

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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /2008 08:07

      


   Salut à tous je laisse un article en espagnol sur le blog pour voir si je peux travailler avec certaines classes lors du prochain voyage, en même temps ça donne l'opportunité aux hispanophones de s'entraîner! ;-)

 

 


       Hola todos. Ahora estoy en bolivia; al Sur del pais en concreto. La provincia de Potosi tiene una riqueza natural increible Que se llama el salar de Uyuni. El tamaño de este desierto de sal es de 12000 km2. Mide 250 km del Sur hacia el Norte y su altura es de 3650 m.s.n.m. Todo es plano y ................... blanco....... Tener gafas de sol y crema de sol es una obligacion!!

      
Para ir al salar tenemos que alquilar un carro 4 x 4 desde la ciudad de Tupiza. Despues de 3 dias de viaje en medio de paisajes halucinantes como volcanes de 6000 m.s.n.m, lagunas coloradas o flamingos andinos, llegamos a una entrada del salar.

 


      


Vimos la llegada del sol por la mañana en la "isla de los


pescadores" que tiene cardones (cactus local) gigantes. La


temperatura era de -10 grados!!! Nuestras narices estaban


congeladas...




 

 


Al lado del salar existe un pueblo que se llama Colchani. Alli vive la gente de la extraccion de la sal. Pero no se puede comer la sal del salar asi! Hay que transformarla:





        Primero hay que cosecharla. Por eso es por lo que vienen los trabajadores con sus bicicletas desde el Pueblo de Colchani. Ellos hacen montones de sal para secarla y luego facilitar la cosecha con un camion. Son condiciones de trabajo muy duras y agotadoras (sal, reverberacion, altura...) para un sueldo bien bajo y miserable...

 




             Segundo el camion trae la sal hacia un horno para calentarla. Durante la calefaccion, esta mezclada con iodo. Esta etapa es indispensable para que se pueda comer la sal sin ningun riesgo de contraer el bocio, una enfermedad terrible que viene cuando falta iodo en la alimentacion. Muchos campesinos que viven en los pueblos alrededor del salar ya tienen esta enfermedad porque comen la sal cruda...





       Al final cargan los camiones con la sal embolsada hacia todo el pais. Asi los Bolivianos pueden usar la sal del salar de Uyuni y no necesitan importarla.

Hasta luego!
Par VV - Publié dans : Bolivie
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /2008 17:45

            
      L'Argentine en hiver vaut le deplacement... Des manifs, du froid, des barbecs, et des couleurs, plein de couleurs. Et puis bien sûr toujours les gens, pleins de gentillesse. Je ne suis plus seul pour ce petit mois de voyage. Eric m 'accompagne vers la Bolivie et puis bientôt le Brésil. On est resté un bon moment sur Buenos Aires le temps de partager des moments de retrouvailles avec les potes rencontrés l 'année dernière. L'occasion aussi de voir des concerts de percussion qui envoient du gros comme "La Bomba Del Tiempo" par exemple. Le nord de L'Argentine préfigure déjà de ce qu'est le sud de la Bolivie. Des montagnes de toutes les couleurs, des cactus, et la population indigène la plus nombreuse du continent : Les Quechuas.



     Image incroyable de ces gens qui courrent à la frontière entre l'Argentine et la Bolivie
pour charger et décharger des sacs de ciment, de farine ou de sucre qui pèsent parfois plus de 60 kg... Cela coûte plus cher de payer le prix du passage du camion que de payer le passage des marchandises à dos .... humain. Des ados, des femmes, des vieux, tous se pressent pour pouvoir gagner les quelques bolivianos quotidiens qui leur permettent de survivre. Et la coca, toujours la coca. En boule, coincée dans le creux de la bouche avec une pierre (bicarbonate de soude...) qui libère la substance active de la feuille. La fatigue se sent moins, et le mal des montagnes ne nous touche pas... Ainsi va la vie en Bolivie en attendant la fête de la Pachamama tout ce mois d'Août, mois d'offrandes à la terre nourricière, celle sans qui rien ne serait possible...


Par VV - Publié dans : Argentine
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 18:25

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Comme une balle de ping pong contre un mur, je suis arrive a Ushuaia pour aussitot en repartir... Arriver jusqu'a la aura ete un sacree aventure et les derniers jours de trajet m'auront offert les paysages inoubliables de la Patagonie. Il faut s'imaginer des heures et des heures durant un paysage plat et aride ponctue de quelques collines et lacs sales, ou seuls vivent les troupeaux de moutons et de guanacos. Comme la mer, la haute montagne ou le desert, cette nature est aussi belle qu'elle peut se reveler dangeureuse. Se retrouver ici coince en hiver peut vite se transformer en operation de survie tant les temperatures peuvent etre glaciales et les vents violents. Il fait jour jusqu'a 0h00 en ce moment et une bande de lumiere traverse la ligne d'horizon sur une amplitude phenomenale au coucher du soleil. Apres avoir vu le glacier Perito Moreno pres d'El Calafate, je suis donc revenu a Rio Gallagos, ville portuaire, capitale de l'etat de Santa Cruz, pour y prendre un autre bus pour Ushuaia. Les maisons y sont basses, faites de bois, de tole l'ambiance est austere mais les gens sont tres accueillants et simples, ca change de l'usine a touristes qu'est El Calafate. Le lendemain matin, le vent est toujours violent et le bus se cabre sous les coups de boutoir d'eole. Une heure de trajet et me voici au detroit de Magellan. Une fois franchi je me retrouverai sur le terre de feu. Cela me fait tout drole de me trouver la a traverser ces endroitsaux noms evocateurs pour tout marin qui se respecte. C'est vraiment une impression de fin du monde que je ressent en decouvrant les cotes hachees, les herbes jaunes, les bruyeres rouges, les rivieres serpentant au milieu des champs de tourbe. Les quelques maisons disseminees le long de la route sont des estancias, fermes de riches proprietaires qui exploitent la laine, le cuir et la viande. L'un des plus celebres est Benetton....  Il faut passer deux fois la frontiere avec le Chili pour arriver en terre de feu argentine, et donc se soumettre a quatre points de controle. L'attente aux postes frontiere est plus longue que le trajet en lui meme... 
       A 10h0 du soir je decouvre la ville d'Ushuaia, apres avoir franchi un col qui se trouve au milieu de monts enneiges et de lacs aux eaux cristallines. je ne pensais pas que c'etait aussi grand. 40 000 habitants quand meme! la ville s'ouvre sur le canal de Beagle, protegees par une chaine de montagnes et de glaciers au nord, la vue est magnifique, cela me touche beaucoup d'etre arrive jusqu'ici!!! j'ai sejourne dans un batiment qui sert d'hotel les 2 mois de saison touristique et qui fonctionne comme jardin d'enfants le reste de l'annee. Israeliens, Argentins, Colombiens, Espagnols, tous partageons le meme sentiment de bonheur de se trouver ici, nous mangeons ensemble et apprenons a nous connaitre, ce seront unes des dernieres rencontres que je ferais durant ce voyage, il y en eu tant avant!!... Une journee de peche plus tard, je reprendrai le bus pour Buenos Aires et me retrouverai en 2 jours a la capitale du pays. Vous ne verrez pas de photos de la terre de feu puisque je me suis fait voler l'appareil en arrivant ici, il fallait bien que ca m'arrive... je repars donc demain pour la France le coeur et l'esprit rempli de souvenirs, de moments inoubliables avec la satisfaction d'etre arrive a mon but final : Traverser ce merveilleux continent du nord au sud..... J'aurai vu ce que j'aurai vu, meme si j'ai vecu dans des endroits incroyablements divers, il me reste la sensation d'avoir survole le continent. J'espere que j'aurai pu vous donner un petit apercu de ce a quoi ressemble ces terres fantastiques (je n'ai par exemple que tres peu de photos des gens car dans ces cas la on vit le moment present et on ne pense pas a sortir l'appareil), tout en essayant de garder un regard proche du quotidien des habitants, avec toutes les dificultes qu'ils peuvent vivre. Nos pays du nord ont depuis l'epoque de la colonisation exploite lamentablement les richesses de tout un continent et continuent encore a le faire en laissant des millions d'etres humains dans un denouement incroyable. Mais meme dans ces situations parfois dramatiques, vous pouvez croiser un sourrire, de la chaleur humaine, un pas de danse, une note de musique... 
       Tous vos messages reguliers m'ont fait du bien en particulier dans les moments difficiles notamment car evidemment ce n'est pas toujours du bonheur intense, il y a des galeres aussi. A tous ceux qui auront pris le temps de me lire, de m'ecrire, de penser a moi, merci donnez moi des news car souvent vous oubliez de me dire ce qui se passe pour vous et ca me manque. J'ai pas ete toujours au top pour vous repondre, ce sont les aleas du voyage, veuillez m'en excuser j'aurais plus de temps une fois de retour a la Reunion!
J'vous kiss j'vous love
A tantot les potos!!


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Par VV - Publié dans : Argentine
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /2008 20:09

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        6968m ................. il est plante la comme si quelqu'un l'avait pose et il en jette. Le glacier qui se trouve sur la droite sous le sommet mesure 300m de haut, rien que ca. Superbes lumieres, ciel bleu petant, cette montagne attire et fait peur.... Aconcagua merci encore et a la prochaine.... 
       Les Argentins sont un peuple formidable, mais eux aussi ils en chient, ils ont perdu enormement depuis la crise economique de 2002 fomentee par des politiques vereux. Ils souffrent, la vie est chere pour eux, et pourtant ils voyagent, en tente, a velo s'il le faut mais ils ne se laissent pas abattre. 8 quartiers de Buenos Aires sont aujourd'hui sans eau et san electricite. Qui aurait pu imaginer cela avant 2002? Carlos, retraite qui a travaille 40 ans dans la coiffure me dit "et moi tu vois j'ai travaille pour quoi? 500 pesos par mois pour ma retraite apres m'etre donne comme un damne pour mon pays, regarde ce qu'ils en font... Ils ont tout vendu, plus de trains, l'electricite, l'eau, meme les terres de nos ancetres se sont vendues a des etrangers pour une bouchee de pain (en Patagonie notamment), ils s'en foutent de nous...." Apres la crise, certains ouvriers ont decide de reouvrir des usines desquelles ils avaient ete licencies en s'organisant en associations. Apres 3 ans de fonctionnement cela commence a porter ses fruits. Ils n'attendent plus rien du gouvernement. Tous corrompus qu'ils disent..... Mais en ce moment c'est les vaconces, on se baigne a la piscine, dans les rios, on se tape des asados en veux-tu en voila, aujourd'hui on a ce qu'il faut, c'est pas qu'on oublie que c'est difficile mais......... on verra demain...
       Ici Mendoza, il fait chaud, tres chaud, 40 exactement, ma route se poursuis vers le sud, je suis fatigue, mais j'ai un ou deux trucs a voir....
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Par VV - Publié dans : Argentine
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /2008 01:20

 

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       Apres avoir passe les fetes de Noel il devenait primordial de se mettre "au vert"... Destination San Antonio de los Cobres au coeur de l'altiplano andin. 5 heures de bus en remontant une vallee entouree de montagnes aux couleurs arc-en-ciel. Le vert, le gris, le rouge, le rose ou le jaune se cotoient sans se faire injure et les cactus aux branches cinquantenaires donnent au paysage un ton surrealiste. Passe un col a 4500m d'altitude, le village apparait. On ne le distingue que tres tard tant il se fond dans le paysage aride de la Puna. Ses maisons en adobe, le vent froid qui balaie ses rues, les mont enneiges qui l'encerclent lui donnent une atmosphere austere et froide... ici les habitants travaillent en majorite dans les mines avoisinnantes qui exploitent le cuivre, le borax (isolant) et bien d'autres minerais. C'est un travail dur et bien peu paye en comparaison des difficiles conditions de vie qu'il engendre. La vie se passe surtout a l'interieur des maisons, je n'imagine meme pas ce que cela doit etre en hiver... Je comptait aller vers le sud jusqu'au village de Cachi. A cette periode, il est rare de trouver un transport, il me faudra revenir a Salta par le meme chemin. Je rencontre le soir deux motards, un Italien et un Espagnol qui descendent jusqu'a Ushuaia. Ils me parlent d'un petit village plus au nord blotti au fond d'un canyon au milieu de montagne impressionnantes. Ils me deccidant, je remonte vers le nord et me rapproche de la frontiere bolivienne... Vamos a Iruya...
       Arrive a Humahuaca, je dois passer la nuit sur place, il n'y a plus de bus aujourd'hui. Bien m'en prend puisque je rencontre un couple d'Argentins, Oscar et Vanessa, qui se rendent egalement a Iruya le lendemain. Nous passons la soiree a se regaler des paroles d'un trio basse, guitare, quena (la flute andine) dans une peña (concert) sur les hauteurs de la ville... 7h30 le mate brulant me rechauffe le corps a l'heure de monter dans le bus, c'est parti! Veronica vient de Buenos Aires, elle est "Porteña" (habitante de Buenos Aires) comme la majorite des Argentins qui viennent passer leurs vacances dans le coin. Elle me parle de San Isidro, village encore plus petit que celui d'Iruya a 3h00 de marche. La bas, pas d'electricite, peu de touristes, ca commence vraiment a me plaire!
       La route est une fois de plus fantastique, elle serpente en longeant d'abruptes precipices et devoile a chaque virage des paysages plus magiques les uns que les autres, les petits villages en contrebas de l'autre cote du canyon ne sont accessibles qu'apres de longues heures de marche. Les enclos pour les betes sont places tres haut dans la montagne, et dire que tout ca s'est construit il y bien longtemps a la force des mollets et grace aux lamas et mules qui eux seuls peuvent porter de lourdes charges. L'empire inca avait assis sa domination dans les Andes jusqu'ici. Il en resulte que les habitants durent payer des impots et travailler a la construction des routes qui reliaient l'empire du nord de l'Equateur jusqu'a la region de Mendoza ici en Argentine. Mais les populations d'ici ont souffert de cet imperialisme quechua et les Aymaras ont perdu une bonne part de leur culture dans l'histoire... Si l'ont ajoute ensuite l'arrivee des Espagnols, on ressent une grande admiration pour ces peuples indigenes (Ne jamais dire "Indien"! C'est tres perjoratif) qui ont du lutter durement pour survivre a toutes ces periodes de domination. L'agriculture, l'irigation, la fabrication de textiles, la cuisine, les chants et la musique, tout nous transporte a une epoque bien lointaine qui a survecu grace a une vision du monde bien differente de la notre. Pour les Incas, le dieu de l'univers Viracocha a donne naissance a Inti (le soleil ) nourrit Pachamama (la terre). Inti etait la force la plus veneree de l'empire (a Cuzco au Perou en particulier). Mais ici, c'est la Pachamama qui est le centre de toutes les attentions. Une fete lui est meme dediee tous les ans a San Antonio au mois d'Aout, tous les villages de la region s'y rendent. Dans cette vision du monde, nous (les humains) ne somnmes qu'une partie en interdependance complete avec la pachamama... Allez je ne vais pas vous dire que tout le monde vit uniquement sur ce mode de vie la! Bien des gens ont cede aux sirenes du consumerisme, certains ne cultivent plus et gagnent leur vie du tourisme, d'autres sont venus s'installer a Iruya par exemple et le petit village s'agrandit chaque annee a coup d'aides gouvernementales distribuees par des politiciens corrompus. C'est du clientelisme c'est pas nouveau et ca existe dans bien d'autres endroits ailleurs, a la Reunion on est bien servi sur ce plan la... Les jeunes se balladent en jeans baskets dernier cri aux cotes des anciens vetus de la tenue traditionnelle, choc des generations quand tu nous tient... Et l'avis d'Alcira, notre logeuse qui en a vu des vertes et des pas mures,  nous eclaire sur les jalousies qui peuvent exister entre les gens du village, emtre ceux qui ont recu les aides et ceux qui ne les ont jamais demandees, fierte oblige... Tout n'est pas toujours rose au pays d'Esteban et Zia...
       Pour rencontrer une culture encore moins polluee par la consommation, nous nous rendons au village de San Isidro le 1er Janvier... BONNE ANNEE 2008!!!!!!!! Elle commence plutot bien... Les condors jouent avec les ascendances le long d'a pics vertigineux, le soleil est au rendez vous, cela nous permettra de traverser la riviere sans avoir peur d'une eventuelle crue qui nous aurait empeche de nous rendre la bas, et effectivement la randonnee est magnifique meme si la chaleur est tres forte. Apres trois heures de marche nous debarquons  au village qui se partage de part et d'autre de la riviere. Apres un repos bien merite, des chants etranges attirent mes oreilles, c'est une copla de l'autre cote de la riviere. Ma curiosite m'emmenera jusqu'a la case d'ou resonnent les chants... C'est une maison familiale. Tous les habitants sont invites mais attention c'est une fete catholique ici. Les evangelistes c'est de l'autre cote et eux ils boivent pas... Alors qu'ici le vin en brique et la chicha coulent a flot, et on danse sans discontinuer. Quatre tambours donnent le ryhme au centre d'un cercle autour duquel le participants repetent les paroles des percussionnistes en se tenant par la main. Les chants sont en espagnol et parlent de vin a boire, ca a du commencer depuis un bon moment. Mais le chant est impressionnant, un de ceux qui vous emmenent dans un forme de transe collective, le moment est magique... Avec tete et Nicolas nous rentront au village pour deguster un Guiso qui nous rechauffera le corps et nous donnera des forces pour le retour du lendemain... La nuit etoilee finit de me bercer, seuls le bruit de la riviere en contrebas et des insectes autochtones "troubleront" une nuit bien reposante...
Je suis en route maintenant pour Mendoza et la region de la chaine de l'Aconcagua, plus haut sommet d'Amerique du Sud. Je vous souhaite a tous une excellente annee 2008 pleine de reussites, d'amour, de projets qui se realisent et vous remercie du fond du coeur pour tous vos voeux, a tres bientot les potos et noubliez pas, 2008 sera l'annee du zourite...

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Par VV - Publié dans : Argentine
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Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /2007 01:13

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       Bon ben j'ai triche. Je voulais pas............... je tenais a tout faire par voie terrestre......... mais pour plusieurs raisons je ne suis pas reste au Bresil et j'ai donc pris un avion de belem jusqu'a Curitiba qui se trouve a peu pres a la meme latitude que les chutes d'Iguazu. 12 heures de bus plus tard, j'y etais, et j'ai vu une chose que je suis bien content d'avoir vue avant de mourrir... Une merveille. Le rio Iguazu etait plein d'eau le jour ou j'ai visite le site et le spectacle fut grandiose. Des millions de metres cubes d'eau se jettent dans des gorges et des falaises en donnant naissance a des arcs-en-ciel qui se la petent sur des fonds blancs d'ecume, verts de foret et bleus du ciel.. J'en oubliait la foule des grands jours ca me faisait tout drole de retrouver tout d'un coup autant de touristes, je n'en avais pas vu beaucoup depuis la Colombie....
       Et puis m'y voici m'y voila... je suis en Argentine ou je passerai le mois qui me reste a vadrouiller. Mes premieres impressions sont tres variees. Je retrouve un cote hors du temps avec des 2 CV toutes deglinguees par exemple qui cotoient des vieilles italiennes (des voitures!), des charettes a cheval, et une population plus typee europeenne que tout ce que j'ai pu voir jusqu'a present. Il y a actuellement beaucoup de circulation pour les fetes et les bus sont pleins. Les distances sont grandes, je sors de 24 heures de bus depuis Iguazu jusqu'a Salta au nord du pays par exemple. Ici la population est plus metissee, je me rappelle au bon souvenir des saveurs andines que j'avais approchee il y a 5 ans en Bolivie. La ville est tres paisible, et surtout elle est entouree de montagne, situee qu'elle est sur les contreforts de la cordillere. Cela me fait du bien, c'est aussi ce que j'etais venu chercher. Je passerai Noel ici, je peux vous dire que la viande est excellente et que je peux enfin boire du vin digne de ce nom a des prix abordables. Noel devrait bien se passer...
       Je vous souhaite a tous de tres bonnes fetes, du bon foie gras et des bonnes huitres en France, du bon rhum et des bons litchees a la Reunion!

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Par VV - Publié dans : Argentine
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Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /2007 16:17

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       Tout a coup le bus s´arrete et entame une grande marche arriere... on n´est pas arrive en haut de la cote... Rires dans le bus... Mon voisin m´explique que la compagnie joue les radins et les deux roues motrices ne sont pas suffisantes pour ces routes en laterite specialement pendant la saison des pluies ou pour le meme trajet on peut mettre 24 heures au lieu des 12 actuellement. Il me dit que parfois le bus s´enlise et qu´il faut attendre qu´un tracteur vienne le tracter. On peut attendre trois ou quetre heures selon l´endroit auquel on se trouve.
       Du bas de la cote, le bus reprends son elan. premiere,deuxieme, troisieme, quatrieme....... quatrieme... troisieme... deuxieme........................... premiere.................... premiere..................  premiere.................. STOP!!! Cela ne suffit pas on est encore a 200 metres du sommet plantes comme un chwing gum... Allez tout le monde descend et gravit a pied ce qui reste, le bus ainsi allege arrivera pile poil au sommet, les gens sont habitues...        Arrive a Macapa je me rends avec un Bresilien qui travaille en Guyane dans un petit hotel et je paserai trois jours dans cette ville en sa compagnie, le temps pour moi d´etre initie aux rudiments du bresil : Bouffe au kilo, cures-dents sur les tables, musique omnipresente (Ici c´est la Brega, la musique du Nord qui se danse un peu comme le rock au niveau rythmique et bien different  au niveau des pas, mais beaucoup plus joli a regarder en raison de la beaute des Bresiliennes je dois bien l´avouer...), marques de bieres, concerts tous les soir, et surtout surtout une gentillesse et une simplicite des gens incroyable. Tous ceux que j´ai rencontre sont tres heureux de m´apprendre quelque chose de leur culture et ils ont bien raison tellement c´est riche. La region de l´Amapa (au nord du fleuve) est gouvernee de façon autonome et la protection de l´environnement est au centre des preoccupations lorsqu´il s´agit de construire une route dans la foret par exemple. Les connaissances amerindiennes sur la medecine naturelle, la chasse et la peche, l´orientation dans la foret, la nourriture font partie integrante du quotidien des habitants du fleuve qui sont metisses majoritairement avec les origines amerindiennes et noirs marrones (les esclaves qui avaient fui les plantations de canne ou les mines). Ici les Français et les Portugais se sont mis sur la tronche bien des fois pour tenter de s´approprier les richesses de la region, sans oublier les Anglais. Restent de cette epoque des forts, des eglises et un petit parfum d´Europe, notamment a Belem qui est une ville magnifique. Il faut savoir que les Amerindiens ont toujours refuse de se soumettre a l´esclavage et avaient deserte la cote en majorite a cette periode la. Les Jesuites prirent leur defense (en les convertissant bien sur) dans l´interieur du pays avant de se faire expulser du Bresil par les Portugais... 
Je quittais Macapa a Santa Elena qui se trouve exactement au niveau de l´equateur. Je suis dans l´hemisphere sud... Le bateau traversera l´estuaire de l´Amazone en 24 heures au cours d´un voyage magnique pour le profane que je suis. Nous nous enfonçons au coeur de canaux habites par des Amerindiens qui a notre passage esperent recuperer un sac de vetements jete par un des pasagers. Les couleurs oscillent du vert au cacao en passant par les rayons rougeoyants du soleil couchant et le gris brumeux des averses qui s´approchent. Les maisons sur pilotis semblent etre hors du temps, les petits bateaux et la mangrove se font secouer comme des pruniers sous la pression des vagues creees par notre passage, les dauphins roses batifolent tout comme les toucans, et toutes ces scenes se deroulent vues du pont arriere au rythme du balancement langoureux du hamac... 
L´arrivee a Belem au petit jour me fait decouvrir une ville a l´architecture coloniale encore bien vivace et qui fait partie de la vie des gens, pas comme a Carthagene par exemple ou la ville coloniale est purement touristique. En ce moment c´est Noel qui approche et comme partout dans le monde le commerce est roi, les vendeurs se demenent dans la rue, la police essaie de faire le menage, les sonos crachent leurs promotions, les cocos fraichement consommees jonchent les trottoirs, et indifferent a tout cela, le marche de Ver-o-Peso, superbe et tres bien ordonne, distribue ses poissons, legumes, fruits, lotions medicinales et repas varies a la populace... Bienvenue dans l´hemisphere Sud, Brasil e muito gostoso....


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Par VV - Publié dans : Bresil
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 22:02
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     Je n'ai forcément pas le même regard sur la Guyane que sur les autres pays que j'ai traversés. Arriver ici m'aura surtout permis de me poser et de profiter de mes amis Franck et Fanny qui m'ont donné un autre regard que celui du simple voyageur de passage. J'ai vu seulement deux côtés du pays. D'un côté, Kourou plus connue pour sa base spatiale mais qui m'a surtout marquée mar son métissage de gens et de langues. Ici vivent des Amérindiens venus de la forêt, des Surinamais (la grande majorité est venue en Guyane lors de la guerre civile qui eu lieu dans le pays), des créoles, des métros, des Brésiliens, et une mosaïque de peuples mutiple (Saramakas, Monghs, Latinos Américains etc...). L'ambiance est très cool et les gens hyper sympas. J'en ai profité pour aller à la fête de Kourou et bien sûr participer à l'élection de Miss Kourou (...), mais aussi me recharger en livres, cartes, guides ou encore médicaments... J'ai même pu m'entraîner au handball (j'étais en manque à fond!!) avec le club de la ville dont le gymnase a été inauguré a l'occasion d'une rencontre avec.... la JSB mon club de Saint benoît!!!... Le monde est petit...
       D'aller à Apatou voir Fanny est un peu plus compliqué, il faut prendre une pirogue et naviguer 2 heures sur le fleuve Maroni avant d'arriver au bar du port et enfin pouvoir apprécier une Parbo bien fraîche avec super Fanny que je n'avais pas croisée depuis 5 ans... C'est la vie au bord du fleuve qui marque là bas, le ballet incessant des pirogues qui se rendent dans les villages, la brume du matin sur la forêt qui s'éveille, le reflet du coucher de soleil sur l'eau, les papillons qui s'amusent, , le reggae, les enfants qui font leur toilette juste avant d'aller à l'école, les mamas qui préparent le Couac (préparation de Manioc), les mecs qui bossent dur toute la journée, le poids des traditions (il coexiste un maire officiel et un capitaine de village par exemple) confronté à notre culture occidentale.... 
       Plus que de longs discours je vous laisse quelques photos qui retranscrivent partiellement l'ambiance de ces deux lieux qui m'auront enchantés et m'auront donné envie d'en découvrir d'autres.........la prochaine fois!!! Je me dirige maintenant vers le Brésil et l'embouchure de l'Amazone, le plus grand fleuve du monde...

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Par VV - Publié dans : Guyane
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 15:44

      

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  Et c'est parti pour les grands espaces... Depuis mon depart de Colombie, les distances se comptent non plus en dizaines mais en centaines de kilometres, les paysages s'etendent a perte de vue, passant des grands marais (nord ouest du Venezuela) aux forets tropicales ou a la grande savane du sud Venezuela. En une semaine j'aurais traverse tout le nord de l'amerqie du sud en faisant un petit detour par le Bresil pour rejoindre la Guyane francaise (pas de route entre le Venezuela et le Guyana). 
       Je suis acuellemant au Guyana, independant depuis 1966 et ex colonie anglaise. L'ambiance est completement differente de tout ce aue j'ai pu voir jusqu'ici. Les charettes a cheval cotoient les vans et les voitures au sein meme de la capitale Georgetown. La cuisine est metissee comme la population et la religion. Rastas, catholique, evangelistes, adventistes, Hindous, Musulmans, Chintoistes, epices, caris, massales, un petit air de Reunion flotte au dessus de ma tete. Les maisons sont tout en bois et sur pilotis de surcroit. Pas de maisons plus hautes que deux etages et de l'espace entre les constructions, ca ressemble plus a une ambiance de village qu'a une capitale et c'est tres bien ainsi. Les deux forces pólitiques majeures representent les deux communautes noires et indies du pays et se partagent les profits lies a l'industrie du bois ou aux investissements de capitaux dollarises... Mais que les gens sont accueillants et ouverts!!! je n'ai eu que de supers contacts depuis hier meme si je ne suis la que depuis tres peu de temps, ce petit pays est un vrai coup de coeur!
       C'est un changement brusque apres le venezuela ou l'on sent les gens beaucoup plus tendus. ils sont exasperes par les luttes de pouvoir qui opposent Chavez et la droite radicale. Le gouvernement de Chavez est au pouvoir depuis bientot 8 ans et mets en place une serie de mesures volontaristes qui destabilisent la societe toute entiere. Les gens etaient habitues a ce que 5% des familles possedent 90% des richesses et il en etait ainsi... Tout a coup arrive ce president qui veut lutter contre ces injustices. Par exemple il redistribue des terres qui appartenaient a de riches familles privilegiees aux paysans qui n'en avaient pas , Ceci est la volonte politique, Sur le terrain des envoyes font le travail et se heurtent a des milices armees privees payees par les familles influentes, Le gouvernement envoie donc l'armee pour defendre la ''revolution bolivarienne''... et c'est l'escalade. Des centaines d'assassinat depuis ces mesures impliquant toutes les foeces en presence sont utilises comme outils de propagande pour decridibiliser le regime de Chavez ou le renforcer. Bien dur pour moi qui suis reste si peu de temps de savoir ou se situe la realite. Mais ce qui est sur c'est que l'on voit tres peu de marches de producteurs locaux, ce qui est frappant lorsqu'on a vu l'importance qu'ils ont dans tous les autres pays d'Amerique du Sud. Cela veut sans doute dire que les petits paysans font surtout de l'agriculture de subsistance et se voient refuser un acces a la vente locale, le marche etant detenu par les grands groupes de supermarches. La colombie et le Venezuela sont des pays de commerce de rue. Tout se vend et s'achete dans la rue : vetements, chaussures, bouffe... En colombie une habitante de Cucuta (ville frontiere avec le Venezuela) m'explique que la securite et le controle de marche du travail est assure par les paramilitaires (Les ''Paracos'' ne dependent ni du gouvernemenbt colombien, ni de la guerilla. Ce sont des milices payees par les grands groupes industriels. Ils controlent certaines regions du pays pour assurer le passage de la drogue, principale source de revenu de ces memes milices... je ne sais pas si je me fais bien comprendre...). Par exemple, si vous avez une petite boutique dans la rue, vous leur payez une rente tous les mois et ils vous laissent tranquille a condition que vous travalliez bien sur. Ceux qui foutent le bordel dans la ville doivent se mettre au pas, sinon ils ont des problemes enormes qui peuvent aller jusqu'a l'asassinat bien sur. La vie ne vaut rien... 
       Au Venezuela c'est le marche noir qui fait la loi. Les revenus lies a la vente du petrole passent dans les poches des intermediaires qui sont parfois des membres du gouvernement et rien n'arrive jusqu'au petit peuple. Ce qui est effectif par contre c'est la grande vague d'alphabetisation, la contruction d'ecoles et d'hopitaux (nombreux echanges avec Cuba qui envoie des medecins et des profs contre du petrole et des vehicules), la reconnaissance des territoires et des cultures amerindiens (langues, danses, musique). Mais la vie de tous les jours est horriblement chere pour les gens. C'est aussi de leur faute. Exemple:
Depuis Chavez le prix du litre d'essence est de 70 bolivars (2cts d'euros) on fait un plein avec un dollar!!! Qu'ont fait les gens ils ont achetes trois ou quatre voitures quand ils n'en avaient besoin que de deux (on voit aussi rouler de vieilles americaines qui consomment 20 litres aux 100 meme pas grave!) et se sont rues sur les biens de consommation. Mais en 8 ans le cours du bolivar a chute fortement, Si je change 1 dollar dans une banque j'obtiens 2500 Bs environ, Si je change le meme dollar dans la rue j'obtiens 6000 Bs!!!!  Et tous les prix sont alignes sur le change au noir!! Aujourd'hui le prix de l'essence est toujours le meme et celui des biens de consommation est exhorbitant... chacun ne veut plus quitter ces petits avantages et se plaint du cout eleve de la vie,,,, Mais pour moi aussi cela etait bien plus cher que tous les autres pays traverses car je ne voyage qu'avec une carte de credit. Ce sont donc deux societes hyper compliquees que sont la Colombie et le Venezuela qui refletent bien les contrastes et paradoxes de l'Amerique latine!
       Je pars demain au Suriname passer quelques jours en Guyane, retrouvailles festives en perspective!!


Par VV - Publié dans : Guyana
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /2007 14:19



Christina est ambitieuse

       Elle gere un hotel a Carthagene, possede un cafe intenet et est en train de monter un autre "hotel" a Playa Blanca qui doit etre pret pour le debut decembre, date a laquelle commencent a arriver le gros des touristes. Toute sa vie elle a monte toute sorte d'ateliers d'arts pour les enfants, elle a voyage un peu partout en Colombie et elle a toujours du se battre dur dans la vie elle a eu une enfance difficile. Elle a deux enfants de 11 et 15 ans et vit toujours avec son mari bien qu'ils soient separes. Chaque jour est different mais elle voit loin elle ne peut pas rester sur ses acquis...

Christina est genereuse 
       Elle aime s'ocuper des voyageurs qui passent sous son toit et leur prodigue toujours une foule de conseils pratiques sur la ville et ses environs. Ou monger, ou faire la fiesta, ou se procurer tout se qu'on souhaite toujours au meilleurs prix. Elle est meme prete a accompagner les gens pour qu'ils payent le juste prix et non pas le "tarif de gringo".. Certains en abusent et squattent son hotel sans la payer et elle les vire meme pas! Elle connait une foule de choses sur la culture se la region en danse, musique, plantes medicinales, elle est fiere de ses origines indigenes et elle les defend bec et ongles.

Christina est bordelique
       Elle a deux cent idees a la minute et ne peux pas faire une seule chose a la fois. Son energie est debordante elle est hyperactive. L'hotel de Cathagene "posada del pirata" prend l'eau quand il pleut jusque dans les chambres ou dorment les gens et les fils electriques denudes  jouent a cache cache avec les gouttes d'eau... Mais elle prefere continuer a investir son temps et son argent a Playa Blanca plutot qu'a reparer le toit. 

Christina est tetue
       A Playa Blanca, elle accueille les touristes dans des conditions rudimentaires sans eau courante (il n'y en a pour personne la bas) ni electricite. Elle n'a pas beaucoup de reserves et ne dispose pas assez d'eau pour laver les plats si les gens y mangent tous les jours. Pourtant elle fait la cuisine car elle doit gagner de l'argent a tout prix. Elle veut tout et tout de suite et meme si elle doit se ruiner la sante elle fera ce qu'elle veut. Tout son hotel est base sur le principe de la recuperation de dechets et de "tresors" venus de la mer comme elle dit. Un tronc fera un banc, une planche servira d'etagere, les bouteilles plastique et les bidons servent de jardiniere ou de brouette coupes dans la longueur...

       Christina est un peu de tout ca, ce qui en fait un personnage marquant qui n'est pas toujours facile a vivre... Je suis parti avec elle pendant une semaine a Playa Blanca pour l'aider un peu, en echange elle m'offrait l'hospitalite et la nourriture. Au final il y avait beaucoup de travail et elle a eu parfois tendance a abuser de la situation, il a fallu lui dire non parfois sinon j'aurai travaille 8 heures par jour! Cela fut une bonne experience de vivre dans ces conditions mais une semaine fut bien suffisant.J'ai quand meme eu le temps de pecher ma premiere langouste et elle etait delicieuse!

Je  vais maintenant enchainer les heures de bus pour me rendre assez rapidement en Guyane via le Venezuela et le Bresil. C'est pas tout ca mais le temps passe vite et je suis pas arrive.... Je lis tous vos petits mots avec toujours autant de plaisir portez vous bien et a tantot les potos.

 

Par VV - Publié dans : Colombie
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